Gestion & Aménagements

Entretien du domaine public et maritime

Chaque année ce ne sont pas moins de 150 kilomètres d’allées qui sont ainsi entretenues manuellement et mécaniquement. Ces travaux sont effectués par des bénévoles pendant trois à quatre mois.

Le but recherché est de maintenir une grande variété d’essences végétales. Nous avons ainsi aménagé des zones à végétation rase, d’autres composées de végétation fournie et assez haute, traversées par des sentiers bien ras, ce qui permet de développer la biodiversité. Nous maîtrisons ainsi l’envahissement des ronces et évitons le dépérissement des : argousiers, troènes, sureaux, aubépines, bouleaux blancs, etc.

Cet entretien judicieux du domaine public et maritime a contribué à favoriser l’implantation et le maintien d’une bio masse importante. Le gibier migrateur et terrestre par ces différents aménagements peut ainsi se nourrir, évoluer et se reproduire dans une zone favorable à cet effet.

Il est à noter que le résultat de ces travaux bénévoles permet aussi un accès facilité et donne de réelles possibilités d’intervention rapide pour les secours en cas d’accident.

Sans entretien du territoire, la végétation s'atrophie 

Les moyens mis en oeuvre

L’utilisation de matériels ou d’engins spécifiques et le déploiement d’importants moyens humains, sont nécessaire pour obtenir un résultat significatif (3 ou 4 mois de différents travaux).
Cet outillage a fait l’objet de très lourds investissements, notre Association a acquit dans ce but deux tracteurs, une remorque agricole, un gyrobroyeur, un broyeur d’herbe, plusieurs débrousailleuses, tronçonneuses etc... Ce matériel est indispensable pour effectuer un entretien régulier et des aménagements. Il est nécessaire pour une pratique sécurisée de la chasse, permettant aussi aux autres usagers de la nature d’en bénéficier.

Le matériel

L'entretien est essentiel à la diversité végétale

Après l'entretien

Les points d'eau

Essentiels au développement des espèces, certains points d’eau douce au fil du temps, sont asphyxiés par la prolifération d’arbustes et de ronces qui provoquent un assèchement du sol par leurs progressions constantes. Ceux-ci sont très pauvres en matières organiques, donc en microfaune.

En coupant cette végétation particulièrement envahissante et en les curant, on leur redonne vie. Un ajout de paille par son dépôt riche en bactéries, favorise le développement d’une microfaune diversifiée telle que: insectes, batraciens, mammifères, oiseaux etc…

Lorsqu'ils ne sont pas entretenus

Avec un peu de savoir faire

L'entretien des mares

L’entretien des mares de chasse permet également le maintien d’un biotope maritime important. Certaines espèces classées gibiers sédentaires ou migrateurs, trouvent ainsi un terrain favorable à la reproduction ou la nidification.


Ce milieu ainsi colonisé permet aussi la conservation d’autres espèces animales et végétales qui ont besoin de ces zones humides pour leur développement.

L’eau de mer des mares est essentielle à la pratique de la chasse mais aussi à la survie des oiseaux migrateurs. Ceux-ci y trouvent une zone propice au repos et à leur alimentation, lors de la migration de retour de mars à mai.


Dans ce domaine, le curage des plans d’eau et des fossés d’alimentation est donc vital. Il empêche l’inévitable comblement par le sable, qui est amené à chaque grande marée, avec la mer ou le vent.

Le "Moulin rouge" à Calais

Les "passes pierres" aux Hemmes de Marck

La lutte contre la pollution

Chaque année au mois de mai, nos adhérents se retrouvent pour une opération de nettoyage des 1800 hectares de plages et dunes que comprennent notre lot de chasse.

Ce sont d’importants volumes de déchets, sacs plastique, divers objets déposés par la mer, mais aussi par des particuliers peu scrupuleux et soucieux de l’environnement qui sont ainsi ramassés.

De nombreux fûts ayant contenu des hydrocarbures et des solvants sont mis hors de portée de la population préservant ainsi la santé publique. Aujourd’hui, ces différentes actions de dépollution sont devenues absolument essentielles et bénéfiques à la faune et la flore. Les nombreux touristes qui découvrent notre région, apprécient la beauté du site mais aussi sa propreté.

Notre Association est l’une des pionnières dans ce domaine et partage malheureusement cette initiative avec peu d’autres groupements.

Il est à noter, que la garderie assermentée de notre Association par son omniprésence sur le terrain, constitue une excellente « vigie». L’une de ses missions est d’alerter les services compétents, ainsi dans le domaine de la lutte contre la pollution ou d’incendie, cette réactivité peut amplement en limiter les conséquences néfastes.


Elle est également d’une utilité indéniable lors de la découverte de munition de guerre. En effet, les gardes chasses grâce à leur parfaite connaissance du terrain, pourront guider les démineurs et prévenir les risques de manipulations intempestives, par la matérialisation à l’attention des usagers imprudents.

Nos adhérents en plein ramassage

Les gardes assermentés de l'ACMC

La garderie : une mission souvent ingrate et parfois difficile

La garderie a une mission qui est essentiellement axée sur la surveillance du lot de chasse n°1 et le contrôle des chasseurs.

Elle assure également un rôle important dans l’application et le strict respect des consignes de sécurité.

Sa présence régulière sur le terrain fait qu’elle est en contact direct avec le public et lui permet de répondre aux multiples interrogations des usagers dans le cadre de ses compétences.

Soucieux de leur aptitude, les gardes de chasse ont suivi différentes formations ainsi que celles prévues par la loi leur permettant d’obtenir l’agrément de piégeur. Ils contribuent par leurs actions quotidiennes au maintien de la biodiversité, valorisant ainsi le milieu naturel au profit des chasseurs et des autres usagers de la nature.

La régulation des espèces classées nuisibles est un labeur de longue haleine mais nécessaire à l’équilibre naturel.

Il maintient leur population à un niveau raisonnable évitant ainsi une prolifération anarchique et dommageable aux autres espèces.

Le renard pour exemple est un redoutable prédateur, mais aussi vecteur de l’échinococcose alvéolaire et de la rage, maladies mortelles pour l’homme.

Les gardes procèdent également à l’agrainage, ainsi 12 tonnes de blé sont distribuées par an.

Cette opération contribue en hiver à une aide précieuse aux petits passereaux, tout en apportant un soutien au gibier sédentaire.

Cette gestion rationnelle des espèces, en particulier du faisan commun, est complétée sur le terrain par des comptages au chant réalisés au printemps et par une estimation du succès de la reproduction dès la fin de la moisson.

Ces actions ont mis en évidence une prise de conscience et un savoir-faire exemplaire des chasseurs.

Nous appliquons le prélèvement maximum autorisé et limitons le nombre de jour de chasse mais également le prélèvement sur les espèces sédentaires telles que : le lièvre, le lapin, le faisan (interdiction du tir de la poule faisane), la perdrix.

En partenariat avec l’Office National de Chasse et de la Faune Sauvage, l’ACMC par l’intermédiaire de sa garderie, participe activement aux opérations de comptages hivernaux ou estivaux (anatidés, limicoles) qui sont destinées à dresser un état des populations.

Le prélèvement

Notre association a mis en place un carnet de prélèvement, celui-ci est en permanence dans les huttes.

Nous appliquons un PMA (prélèvement maximum autorisé) afin d’éviter tous débordements.

Ce document est à la disposition de toutes réquisitions de notre garderie mais aussi de la garderie nationale et de la gendarmerie.

Les données collectées sur CP sont analysées chaque fin de saison de chasse et nous permettent ainsi de totaliser les différents prélèvements de canards et d’oies.


Si les tableaux de chasse comprennent colverts, pilets, souchets, chipeaux, milouins, morillons, sarcelles d'été, foulques, oies cendrées, rieuses, moissons et plus exceptionnellement milouinans ou garrots.

C'est le siffleur et surtout la sarcelle d'hiver qui constituent le fond de chasse.

Ce dernier oiseau entre pour environ 40% dans les tableaux des huttiers.

Nous chassons ces migrateurs, lorsqu’ils s'en vont hiverner dans le sud de l'Europe et en Afrique.

Les modes de chasse pratiqués sont :

  • la hutte
  • le hutteau mobile
  • le hutteau de toile
  • la botte

Le gibier sédentaire et la bécasse dans la garenne